Le projet

 

 

La Maison Broche.... c'est le chantier commencé à la fin de l'été 2013 dans la maison du 4 rue de la Mairie à Lusseray, charmante bourgade de la vallée de la Boutonne, dans le sud des Deux-Sèvres. Connue sur le territoire comme la « Maison des marionnettes », cette demeure du XVIIème siècle témoigne sans bruit des histoires qui la traversent.

 

La Maison Broche... c'est d'abord un chantier architectural, car il s'agit de rénover cette maison ancienne pour répondre à des exigences de confort et d'écologie plus récentes. Mais c'est aussi et surtout un chantier d'idées, un lieu d'expérimentations de techniques de construction, de permaculture, de paysages, de vie en collectivité, d'éducation populaire, de pratiques artistiques, etc !

 

La Maison Broche... c'est un chantier parmi d'autres, peut-être une alternative à notre modèle de société actuel, ou, plus exactement, un lieu-laboratoire où s'expérimentent des alternatives probables (et improbables) !

 

 

 

Comment rendre le bâti ancien moins énergivore, sans faire l'économie d'un confort optimal ?

 

Lusseray, été 2013. La maison du 4 rue de la Mairie, abandonnée depuis quelques années, se dégrade doucement. Inoccupée, difficile à entretenir, elle s'apprête à connaître le sort de nombreuses maisons rurales, celui d'être délaissées pour un idéal urbain... Dans le même temps, la plupart des personnes ayant fait le choix de s'installer à la campagne leur préfèrent des constructions neuves et aseptisées : l'éternel refrain de notre époque, acheter est une entreprise moins coûteuse que de rénover/ améliorer/ réparer !

 

C'est là qu'une poignée d'irréductibles doux rêveurs ont osé penser le contraire, et qu'est né ce projet de réhabilitation de la Maison des marionnettes. Comprendre le bâti ancien pour mieux l'habiter, en faire un lieu de vie et de travail plus confortable moins énergivore, en utilisant des techniques de construction et des matériaux respectueux de l'environnement... voilà l'ambition (dé)raisonnable du chantier de Lusseray !

 

 

 

Une maison peuplée d'histoire(s)...

 

La Maison des marionnettes de Lusseray est une ancienne maison de maître des XVIIe et XVIIIe siècle, avec dépendances, agrémentée d'un terrain d'environ 3000m2. Ce petit logis a très certainement connu diverses fonctions et transformation, passant de la demeure seigneuriale au bâti agricole et au logement collectif de plusieurs familles paysannes.

 

Durant les 30 dernières années, le lieu a été habité, investi et transformé par le Théâtre du Gros Bonhomme, qui y a organisé le festival Marionnettes en campagne de 1995 à 2009, la grange ayant été réhabilitée en salle de spectacle, et le jardin accueillant un théâtre de verdure. En 2012, le festival a repris son activité dans une maison de l'île de Ré à la Couarde-sur-Mer, et la famille qui l'animait et habitait la maison a définitivement quitté les lieux pour s'installer là-bas.

 

 

 

Le collectif en question

 

Cette bâtisse, de par sa taille, a donc connu de nombreuses aventures collectives : l'habitat seigneurial supposant l'emploi et le logement de domestiques, la coopérative agricole permettant à plusieurs familles de paysans de partager leur matériel et leur habitat, et enfin le lieu culturel ouvert à un public d'amateurs de marionnettes, mais aussi à des compagnies de théâtre en résidence de création et à des bénévoles pour organiser le festival... Pour ce projet, il semblait évident de proposer un fonctionnement collectif, imposé par la taille du lieu d'une part, mais aussi par l'envie d'avoir plus d'idées, une réflexion plus poussée, et surtout, avouons-le, un peu plus de folie !

 

La forme adoptée pour le moment est celle d'une colocation de cinq personnes, officialisée par un bail qui a été signé en octobre 2014 avec les propriétaires. L'argent que les colocataires mettent dans le loyer est réservée au projet. La somme ainsi cumulée est utilisée pour la rénovation, l'aménagement et l'entretien de la maison, qui nécessite des travaux pour la rendre plus confortable. Par la suite, cet argent servira au lieu au-delà de son habitation, dans la finalité d'en faire un laboratoire d'expérimentations écologiques et artistiques.

 

 

 

… un chantier

 

Le projet de Lusseray se construit petit à petit, au travers de l'expérience quotidienne du lieu par les habitants d'une part, et de celle de chantiers participatifs organisés un week-end par mois et ouverts à tous d'autre part. C'est un chantier, au sens premier du terme, car le lieu nécessite de nombreuses rénovations et transformations, mais c'est aussi un chantier d'idées, un laboratoire où l'on peut expérimenter, essayer, se tromper, apprendre, réessayer, etc.

 

Deux champs d'action émergent depuis le début de cette aventure...

 

Un laboratoire d'alternatives décroissantes, car il s'agit de repenser ce lieu dans les problématiques actuelles de réchauffement climatique, de crise sociale et d'exode rural. Le chantier nous permet d'expérimenter des techniques d'auto et d'éco-construction adaptées au bâti ancien pour le rendre moins énergivore, de tenter différents types d'élevage et de maraîchage à petite échelle, et d'explorer des modes de vie moins polluants et moins ancrées dans la société de consommation (choix d'une alimentation locale produite par de petits paysans, gestion plus rigoureuse des déchets, partage de véhicules, atelier de réparation de vélo pour favoriser les transports « doux », partage des lieux de vie et des espaces de travail, éducation populaire).

L'ambition n'est pas tant de « proposer des alternatives », mais de se confronter aux problèmes actuels par l'intermédiaire de l'expérimentation, en mélangeant des savoirs-faire traditionnels et des techniques nouvelles.

 

Un laboratoire artistique et culturel, car le lieu doit permettre, à terme, l'accueil de différents types de pratiques : une salle de spectacle polyvalente (théâtre, concert, danse, expositions), un grand atelier pour la construction plastique et artisanale (sculpture, scénographie, couture, construction de marionnette, forge, lutherie, mécanique, etc), un labo photo, une salle de projection, un studio de répétition de musique, une bibliothèque, des logements pour accueillir des artistes en résidence, un jardin pour des pratiques d'art dans le paysage (land art, sculpture, etc)... sans oublier, bien sûr, l'expérimentation architecturale et paysagère que représente le projet en lui-même !

 

 

Trève de bavardages, allons vers des choses plus concrètes : nous vous invitons à découvrir le programme architectural du lieu, qui s'invente et se construit un peu plus chaque jour... C'est par ici!

© 2016 by Sandra Calvente et  Hélène Godet

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